C’est lors de ce genre de moments qu’on se rend compte combien on est attachés à notre famille, aux gens qui gravitent quotidiennement autour de nous.
Samedi dernier, je participais au Relais pour la Vie pour la troisième fois, activité organisée par la Société canadienne du cancer. Cette fois-ci, je n’étais pas bénévole; j’y étais en tant que participante. Comme chaque année, ma famille et moi, nous nous rassemblons avec les membres de l’équipe des Geais Bleus qui sont de très bons amis à mon parrain. Ce parrain qui, cette année, manquait à l’appel.
Parce qu’il est atteint du cancer.
Un cancer rare. Même que les médecins ne peuvent dire s’il a des chances ou non de s’en sortir.
Et pour parer à toute éventualité, il doit recevoir et chimiothérapie et radiothérapie et ce, parfois les deux traitements en même temps.
Il est vraiment au plus bas de ses capacités. Il ne peut plus manger, il est donc intubé.
Et samedi, nous étions tous très émotifs. Habituellement, mon parrain prend aussi part à cette activité, mais en raison de son état, il devait rester couché. Son absence s’est fait sentir par tout le monde.
Habituellement, je ne suis pas quelqu’un qui pleure facilement et qui montre ses émotions. Mais cette journée a été une exception. Les yeux rougis et la larme à l’œil ont été mes compagnons. Fidèle à ma nature, je suis toutefois restée discrète et je ne me suis pas épanchée sur mes sentiments.
Je vous laisse avec une photo de ma famille, mes parents, mon frère de même que moi-même.
